Madame, Monsieur

Il se peut que mon témoignage vous intéresse. Je me permets donc de vous informer que j’ai écrit un livre sur mon enfance et le divorce de mes parents, un divorce qui s’est très mal passé et qui a duré de nombreuses années. Il s’intitule Les jeudis muets, sous-titré Moi, Fina, enfant du divorce (voir rubrique “Suggestions-Livres”).
Je raconte mon enfance auprès d’une mère manipulatrice à l’extrême, pleine de haine envers son ex-mari, qui s’est servie de ses trois filles pour assouvir sa vengeance. Elle a mené un combat acharné pour supprimer l’amour de notre père pour nous et le faire sortir de notre vie. Elle nous frappait pour que ses messages de haine entrent dans notre crâne et pour nous faire payer l’échec de son union avec lui. Nous avons été élevées dans la haine, le mensonge, le calcul, la ruse, la violence.
Aucun moyen n’a été mis en place pour nous protéger de leurs conflits malgré des témoignages de voisins ainsi que les protestations et l’insistance de notre père. La justice n’a pas voulu revenir sur son choix d’hébergement jusqu’à notre départ de la maison considéré comme une fugue. Elle n’a pas vu la violence de notre mère, son degré d’animosité dans le conflit, la manipulation qu’elle exerçait sur nous. Elle a agi mollement contre la non-présentation d’enfant. Notre mère n’a jamais été inquiétée pour cette raison. Mon père a été dépossédé de son rôle paternel. Toute la branche paternelle a été rejetée, il nous a manqué la transmission orale de l’histoire de nos ascendants.

 


Un grand merci pour cette initiative, en particulier les lettres ouvertes à Mme Sommaruga. Il devient urgent que la loi soit juste envers ces pères divorcés dont l’énergie et les ressources sont dilapidées dans des combats juridiques perdus d’avance.
Mon compagnon et moi ne pouvons rien faire contre la loi qui donne tous les droits à son ex femme. Il faut montrer à nos autorités les injustices du système, car finalement ces (ex-) femmes n’abusent pas des lois, elles en profitent. Tout leur ait dû.
Je tiens à apporté tout mon soutient aux démarches de cette association en vue d’une révision de la loi, car je crois que c’est la seule issue aux souffrances de toutes ces personnes qui souhaitent refaire leur vie. Dans un pays de droits tel que le notre, le système en place a visiblement permis aux victimes des abus de leurs droits.
Il est temps que la balance soit rééquilibrée.

C’est grâce à l’article paru le 1er mai dans le journal 24heures que j’ai eu connaissance de cette association. Je crois sincérement qu’il devient urgent de faire connaître aux suisses les incohérences du système si on souhaite faire avancer le dossier.
Merci de créer cette plateforme d’expression et d’action.

 


Chère Madame,

Après avoir entendu la fin de votre intervention à la Ligne de Coeur , je voudrais apporter mon témoignage, confirmant le fait que de nombreuses personnes sont de plus en plus nombreuses à subir les effets négatifs de l’actuelle loi sur le divorce, laquelle présente de graves lacunes à bien des égards, entre autre celui de la liquidation du régime matrimonial et en particulier le partage de la caisse de pension, engendrant de multiples répercussions, toutes négatives, aussi bien humaines que matérielles.

D’emblée, je tiens à préciser qu’il n’est pas question pour moi d’entrer dans une polémique hommes-femmes, mais uniquement sur ce qui concerne les dysfonctionnements causés par une mauvaise loi.

Suite aux agissements de mon épouse, sur lesquels je ne veux pas m’étendre ici, j’ai dû me résoudre à une séparation en 2002, après 6 ans de mariage.

En 2003, j’ai obtenu la garde de nos deux enfants à titre de mesure provisionnelle, par jugement du Tribunal de Première instance et après recours de l’épouse au Tribunal Cantonal et Fédéral, statut toujours valable à ce jour.

Depuis, l’épouse utilise, par le biais de son avocat nommé d’office, toutes sortes de stratagèmes, d’une part, pour obtenir la garde des enfants, et d’autre part en mettant tout en oeuvre pour faire traîner en longueur la liquidation du régime matrimonial, dans le but d’accumuler le plus possible d’années de partage de ma caisse de pension.

Devant l’impossibilité de trouver un arrangement hors procédure entre époux, qui aurait permis de soumettre une proposition au juge, une demande de divorce par voie judiciaire est adressée au Tribunal en 2004, lequel s’est dès lors trouvé chargé de statuer et de rendre un jugement de divorce, une fois en possession de tous les éléments.

Or aujourd’hui en 2012, le divorce n’est toujours pas prononcé, et en fonction de la probabilité de recours au TC, puis au TF, je peux m’attendre à ce que cela dure encore deux à trois ans, si bien que les enfants auront dix-huit ans en 2015 et 2016, et seront majeurs!

De 2003 à 2009, j’ai travaillé à plein temps, puis j’ai pris une retraite anticipée, ce qui supprime le droit au partage de la caisse de pension sur les années de mariage, mais donne droit en lieu et place à une rente à vie équitable, dont le montant sera fixé par le juge.

Actuellement, et bien que j’aie la garde « provisoire » des enfants, j’ai l’obligation de verser une pension alimentaire à l’épouse non salariée et ne possédant aucun bien. De ce fait, la loi étant ainsi faite, elle bénéficie de l’assistance totale, sociale et judiciaire.

De plus, en tant que retraité je ne peux même plus percevoir les allocations familiales, du fait que cette même mère ne perçoit pas le salaire minimum donnant droit à leur versement, préférant spéculer sur ma fortune et la part qu’elle obtiendra.

En ce qui me concerne, cette affaire m’a déjà coûté des dizaines de milliers de francs en honoraires d’avocat et de frais de justice, et je pense que je suis encore loin de l’addition finale.

Dans les cas de divorce conflictuels, il est vrai que les enfants sont les premières victimes. Les procédures qui n’en finissent plus empêchent les parents d’essayer de se comporter de la manière la plus digne possible en essayant de rester les parents de leurs enfants, même divorcés. Inévitablement, ces enfants vont se retrouver en situation de conflits de loyauté et aucune stabilité de vie ne peut leur être offerte.

Dans ce même temps, le juge ne cesse de répéter qu’il ne pense qu’au bien-être des enfants et que la guerre entre parents est secondaire à ses yeux, ce qui à mon avis n’est pas tout à fait juste. Seule la liquidation la plus rapide possible de la procédure de divorce pourra apporter le bien souhaité aux enfants.

La loi actuelle laisse libre cours à tous les abus de la part de la personne qui veut bien en user. Comment imaginer que des enfants puissent vivre normalement, au sein de parents passant la moitié de leur temps à se déchirer, passant de séances chez l’avocat en séances au Tribunal , sans oublier les interventions de curateurs et autres offices de protection de la jeunesse, voire de médecins-pédiatres.

N’oublions pas non plus de l’impossibilité pour tout parent dans cette situation de pouvoir renouer une relation, sans que cela ne se transforme en un véritable enfer pour tout le monde, par rapport au harcèlement continuel auquel il faudra faire face.

En tout état de cause, afin d’éviter ce que l’on peut nommer des abus de droit légaux, il est impératif que la loi actuelle soit modifiée, et qu’en premier lieu le partage des montants de caisse de pension ne se fasse qu’à partir de la date de “séparation” du couple et non pas de celle du divorce, afin d’éviter de telles situations.

En tant que père ayant la garde des enfants, je fais partie du petit 5% d’hommes contre 95 % de femmes et nous sommes tellement surveillés de toutes part, que nous n’avons pas droit à la moindre petite erreur ou défaillance sans que cela ne soit signalé aux différentes instances.
Pour ma part je tiens à préciser qu’en raison des circonstances, je n’étais pas du tout préparé à assumer l’immense tâche et l’énorme engagement que représentent le fait de s’occuper de deux enfants, j’assume entièrement et trouve même avec le temps un aspect très valorisant, même s’il est quelque peu gâché par les circonstances.

Même si votre site semble s’adresser plus particulièrement aux femmes, mon témoignage démontre que la loi actuelle ne satisfait finalement ni les femmes, ni les hommes et que tant qu’elle ne sera pas modifiée de nombreuses personnes continueront à souffrir, et je pense d’ailleurs aussi que tout cela n’est pas étranger aux fréquents drames familiaux survenus ces dernières années, et dont la presse fait écho régulièrement.

Sans vouloir être rétrograde, il faut bien le reconnaître que l’ancienne loi avait quand même du bon, en tenant compte de la notion de faute au sein du couple, même s’il est vrai qu’elle ne favorisait pas particulièrement les femmes et qu’il était juste de revoir certaines choses, mais cela ne m’empêche pas de penser que l’on a pas trouvé le bon compromis, ou la bonne solution pour autant que celle-ci puisse exister.
Ce qui est certain dans la loi actuelle et qui fonctionne bien, c’est qu’il s’agit d’un gros pompage de fric de celui ou plus rarement celle qui en a vers celui (ou celle) qui n’en a pas, ceci sans discernement aucun par rapport aux causes ayant amené les parents dans cette situation et qui fait bien sûr le bonheur des avocats qui se remplissent largement les poches au passage.

En vous réitérant mes vœux de succès dans votre démarche, je vous adresse, Madame, mes salutations les meilleures.